Qu'est-ce qu'elle est belle cette fille de l'après-midi... Et la qualité de cette pochette ? (on dirait un tableau de maître!) Oh oui... Elle annonce d'entrée la très grande noblesse de ce nouvel album d'Elodie Frégé.
Il faut se faire une raison. Depuis "le jeu des 7 erreurs" et sa collaboration avec Benjamin Biolay (Artiste indispensable à la culture Française) Elodie Frégé nous a prouvée qu'elle avait du talent. Avec ce nouvel opus à l'atmosphère jalonnée par le spectre d'un Biolay qui lui a visiblement fait prendre plaisir aux beaux arrangements et aux beaux textes portés de sens; Elodie Frégé nous fait voyager dans la perfection de la chanson fraçaise : "la fille de l'après-midi", mais aussi "l'inédit","nous ne parlons pas","ta désinvolture", "le pont" ,"les heures inertes" ou encore: "ma folie passagère","apparemment" et "depuis toi" c'est avec un réel plaisir qu'il est difficile de dissimulé derrière la moindre critique négative, qu'on passe d'un titre à l'autre avec le sentiment d'être si proche de cette fille de l'après-midi, croisé un début de journée au coeur des années soixante-dix dans des mélodies impeccables propices au souvenir du passé.
Lorsque l'on recherche à entendre de la bonne chanson française, il est impossible de passer à coté de cette "fille de l'après-midi" sans prendre le temps de se retourner sur les courbes attirantes de ses mélodies et de la sensualité de ses textes. Prenez le temps de passer un moment avec "la fille de l'après-midi". La seule perspective que vous tromprerez, sera l'ennuie !
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Phil Collins "Going Back" ... Faut-il encore dire qui est Phil Collins ? Oui, un nombre incroyable de hits jalonnent ces presque 40 ans de carrière solo ! Et voilà qu'il nous revient avec un nouvel opus style motown au son de l'époque et aux mélodies du passé qu'il reprend avec brio. Phil avec cet album n'a pas cherché à faire de ces grandes années de la motown un jeunisme de ces hits. Bien au contraire, la complexité de son travail a résidé à rester le plus fidèle possible de ce passé. Donc, "Going Back" est une petite réussite qui file un coup de vieux très jeune dans cette actualité très jeune, qui ne jure que par le vieux manque de groupes avec de réelles propositions (excepté MUSE) Alors oui, il faut expressément écouter " girl (why you wanna make me blue)" ou encore " (love is like) heatwave" pour se convaincre de la qualité et du rythm qui occupe l'album. Le titre éponyme de l'album est une merveille, et il est impossible de passer à coté de l'excellence de "papa was a rolling stone" Tout l'album est une réussite ! Ce qui tenait à coeur à Phil Collins, se partage aisément... A écouter d'urgence !!!
@+RICK
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CHRISTOPHE – Aimer ce que nous sommes…
Je ne suis pas un Fan de Christophe. Oh certes, je suis comme une grande partie des gens, je ne peux pas rester insensible dès que j’entends : « Je te dirais les mots bleus…» Mais très, franchement, je ne me suis pas plus que ça, passionné pour l’artiste ; à tort peut-être ; mais c’est vrai que jusqu’à ce nouvel opus, j’avais vécus sans vraiment m’intéresser à lui ; encore une fois, à tort peut-être.
Mais voilà que ce : Aimer ce que nous sommes, m’a révélé qu’on ne pouvait en cette année 2008, passer à coté de Christophe.
D’abord, parce que c’est certainement le plus ambitieux, le plus énigmatique, le plus introspectif des albums qu’il lui ait été donné d’écrire et de composer. Car l’homme ne fait pas que donner quelque chose à écouter, il transcende à travers une atmosphère et au travers de mots choisis et intelligemment posés sur des lignes mélodiques qui se percutent parfois aux flux de sons de la vie de tous les jours.
L’émotion traverse sobrement cette œuvre « Parle lui de moi » en est le parfait exemple. Mais il y a aussi des titres magnifiques comme « Mal Comme » ou encore « T’aimer Fol’ ment » qui transmettent cette émotion et la puissance des maux de l’artiste à travers les mots parfois bien triste de l’artiste.
Cependant s’il est indéniable qu’on est là face aux titres majeurs de ce nouvel opus, on ne peut négliger d’autres merveilles telles que « Tandis que » ou encore « Tonight, Tonight » et surtout le clin d’œil et l’hommage de l’artiste pour ceux qui l’ont accompagné sur cette œuvre unique : « Les voyageurs du train » une originalité qui à mon sens n’avait encore jamais été réalisée jusqu’ici.
Je ne sais pas si ce nouvel opus va nous permettre d’aimer ce que nous sommes… Mais je sais qu’il va permettre à de nombreux réfractaires à Christophe, d’aimer ce qu’il est… Lui !
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FLORENT PAGNY Tout et son contraire
Que dire de cet album ? Car oui, il est bien, mais… Voilà. Car comme toujours Florent Pagny divise. Mais bon, c’est comme ça, dirons-nous, après son petit détour espagnol et le semi échec d’ABRACADABRA où la magie n’a pas pris (Pourtant servie d’une pochette originale et d’un titre qu’on fredonne facilement : « Là où je t’emmènerai ») Toutefois, si Florent Pagny est connu pour faire les choses au jour le jour, il assure ici, visiblement avec ce nouvel album ses arrières. D’abord il utilise une recette qui a fait ses preuves sur « Si tu n’aimes pas Florent Pagny » avec un style qui rappelle par la musique et le contenu textuel, un « Ma liberté de penser » pas si lointain. Sauf qu’en 2003 il en avait rien à foutre des gens qui ne l’aimaient pas, alors qu’aujourd’hui en 2010 (certainement la sagesse) il accepte qu’on puisse ne pas l’aimer, puisque même lui parfois… Enfin, voilà, l’humilité est-elle présente en cette fin d’année 2010 ? On se demande bien ce qu’il a pu bien demander au père Noël pour se montrer si raisonnable. Mais cette petite réflexion mise de coté, on trouve dans cet album qui rappelle étrangement l’AILLEURS LAND de 2003 des titres qu’il sert comme toujours du mieux de sa voix spécifique et reconnaissable immédiatement. Il y a mon petit coup de cœur : « Te jeter des fleurs » qu’il interprète avec une émotion maîtrisé et humblement sans trop en faire. Ensuite, on est content de retrouver le duo de compositeurs Lionel Florence/Pascal Obispo, pour « je laisse le temps faire » avec son style guinguette et ce duo de voix Pagny/Obispo qui nous transporte entre deux époques. On ne peut également pas ignorer « Après l’amour » dont les paroles de Marie Bastide soutenue par la mélodie de Calogero et la voix troublée de Pagny signent un titre fort. Bref l’album vous l’aurez compris, regorge de petites merveilles ! Tout et son contraire est un album rien de très révolutionnaire en soi, mais certainement l’un des meilleurs de Florent Pagny. Alors si tu n’aimes pas Florent Pagny, essai d’écouter cet album et peut-être que tu changeras d’avis sur lui…
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